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L'historique

En 1929, la crise économique frappant durement, de plus en plus de gens se retrouvèrent alors dans la misère. Le chômage a augmenté de façon effarante et un nombre croissant de personnes démunies ont dû avoir recours aux soupes populaires.

C’est dans ce contexte que Madame Yvonne Maisonneuve a mis sur pied en 1933, une maison pouvant accueillir pour de courts séjours des femmes sans-abri. C’était la Maison de l’Esplanade qui est devenue depuis, Le Chaînon.
  En 1977, le besoin d’une autre ressource se faisant sentir, c’est la Maison Marguerite qui ouvrira onze (11) lits de dépannage, suivie de l’Auberge Madeleine en 1984. Ces trois ressources accueillaient les femmes pour de courts séjours. Mais au terme de quelques semaines où allaient-elles ?

Le problème de l’insuffisance de ressources ainsi que le manque de continuité des services se posait encore. L’urgence du problème était tel, qu’il fit l’objet d’une étude au sein d’un comité du Réseau d’Aide pour personnes seules et itinérantes de Montréal RAPSIM; organisme regroupant différentes ressources oeuvrant auprès des personnes sans-abri et itinérantes de Montréal. C’est de cette réflexion qu’est né le projet de l’Ancre, hébergement à long terme pour femmes en difficulté (femmes de 18 ans et plus).


Après analyse de la situation d’une partie de la clientèle des femmes admises dans les centres de dépannage, (besoin de stabilité, d’encadrement et de soutien durant une période prolongée) et suite à de nombreuses rencontres d’un comité formé à cet effet, la ressource fût mise sur pied en mars 1982.

Dans un premier temps, les membres du comité fondateur ont songé à loger les femmes dans les logements de 11/2 pièce, dans une maison appartements, sous la supervision d’une équipe d’intervenantes. Ce projet n’eût pas de suite, puisqu’en cours de route, un local qui servait déjà à des fins d’hébergement pour hommes alcooliques fût disponible. Il fut convenu d’y aménager.

En 1982, c’est donc un foyer de groupe de huit (8) places qui sera mis sur pied, jumelé à un programme d’Appartement Satellite visant à permettre à trois femmes y séjournant de se préparer à la vie en appartement.

En 1984, Les Maisons de l’Ancre iront de l’avant en créant un projet d’appartements supervisés pour femmes itinérantes. Le but poursuivi par l’établissement de ce nouveau service était d’éviter les rechutes et les échecs répétés, tout en continuant de soutenir les femmes dans leur démarche vers l’autonomie, d’offrir un support et un suivi temporaires ou à long terme à une clientèle apte à vivre en appartement, moyennant certains apprentissages et un encadrement.
(Ref. : 2)

Lorsque l’Ancre déménagera ses locaux en 1988, c’est deux (2) places en Appartement Satellite qui seront disponibles et neuf (9) places au foyer de groupe.

Ref. : 2 Angers Pierrette, Glasl Christine, Icart Marie-Simone, Lee John, Projet d’implantation d’appartements supervisés pour femmes itinérantes, 1984
           
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